Quelques exemples de définitions

plancher en béton

Planchers en béton.

Le terme désigne tous types de planchers dont l’ossature rigide et porteuse est constituée de béton.

FRplancher en bétonENGconcrete floor

1- Planchers en béton armé.

On distingue :

• le plancher en dalle pleine de béton armé, ferraillée et coulée en place, soit sur un coffrage qui sera éliminé après durcissement par décintrage, soit sur un coffrage perdu.

Sa portée n’excède pas 4 m, et son épaisseur est d’au moins 12 cm. Sa périphérie est encastrée dans les murs porteurs.

Pour les calculs des dalles et planchers en béton, on utilise les formules du BAEL, les abaques Pigeaud (planchers rectangulaires), la méthode Caquot (planchers à charges d'exploitation élevées).

• le plancher de béton nervuré : dalle de béton dont la sous-face est recoupée de nervures saillantes coffrées, garnies d’armatures à cadres, formant des poutrelles intégrées régulièrement espacées, souvent en réseau orthogonal.

• le plancher-résille, ou plancher à caissons, analogue au précédent, mais dont les poutres ou les nervures saillantes composent un quadrillage orthogonal.

• le plancher-champignon, composé d’une dalle pleine, sans poutre, dont les charges sont reportées sur l’évasement en chapiteau ou en goussets de poteaux de béton.

L’armature de la dalle est toujours ancrée à celle des poteaux.

• le plancher double-dalle à nervures inversées, composé d’une première dalle coulée armée, avec constitution, au-dessus, d’un réseau de nervures ; les vides entre nervures sont garnis de gravats ou de matériaux isolants, au-dessus desquels on coule, en indépendance, une dalle de compression légèrement armée.

• le plancher en béton translucide : dalle constituée de pavés de verre moulé pris dans un quadrillage de béton armé. Chaque dalle doit être disposée en totale indépendance sur ses appuis (repos sur chapes bitumineuses, joints élastomères).

FRplancher en dalle pleine de béton arméENGslab concrete floor
FRplancher de béton nervuréENGribbed concrete floor
FRplancher-résille, plancher à caissonsENGgrid concrete floor, coffered slab, waffle slab
FRplancher-champignonENGmushroom concrete floor
FRplancher en béton translucideENGtranslucent floor (with glass bricks)

2- Planchers-béton préfabriqués :

plancher à hourdis et poutrelles : les poutrelles préfabriquées sont soit en béton armé, soit en béton précontraint, ces matériaux étant éventuellement associés à des éléments céramiques (V. Poutrelles).

L’intervalle entre poutrelles est garni d’éléments préfabriqués, hourdis ou entrevous de céramique, de béton de granulats courants ou de matériaux isolants moulés. Une dalle de compression à treillis soudé est ensuite coulée sur l’ensemble.

Des isorupteurs sont disposés le long des poutrelles périphériques et aux abouts des hourdis pour éviter les ponts thermiques.

plancher à prédalles : plancher composé de larges tables minces de béton armé (épaisseurs 4 à 6 cm selon procédés), à parement supérieur rugueux, dont les rives reposent sur un réseau de poutres.

Les prédalles (V. ce mot) sont soit à treillis précontraint, soit à armature de poutrelles à treillis intégré, avec chapeau raidisseur saillant.

Après leur mise en place, les prédalles sont provisoirement étayées pour recevoir une dalle de compression en béton armée d’un treillis soudé.

• Le plancher en π, ou plancher à double T, est composé de longues tables préfabriquées en béton armé vibré, avec en sous-face deux nervures à saillie importante, formant poutrelles de raidissement.

• Le plancher-caisson préfabriqué est composé d’éléments tubulaires préfabriqués, souvent précontraints, dont les sections sont rectangulaires ou en U renversé ; ces éléments, juxtaposés de façon jointive, reçoivent une dalle de compression coulée en béton armé d’un treillis soudé.

Plancher en éléments de béton cellulaire :

Plancher en dalles alvéolées de béton précontraint :

FRplancher à poutrellesENGpot floor, beam and block floor, beam fill floor
FRplancher à prédallesENGshuttering slabs concrete floor
FRplancher en dalles alvéoléesENGhollow slab, hollow core slab

bois

n.m.

Matière végétale vivante qui compose l'ossature des végétaux ; désigne surtout la partie massive des troncs ou fûts des arbres, utilisable comme matériau.

Structure du bois.

Le bois est un tissu fibreux composé de cellules allongées de cellulose, imprégnées de lignine, qui assure leur cohésion, et de diverses substances dont les proportions donnent aux bois leurs caractères spécifiques. La coupe transversale du bois met en évidence des zones distinctes qui sont, de l'extérieur vers le centre :

• l'écorce, ou suber : enveloppe protectrice imperméable de tissus cellulaires plus ou moins élastiques ; la structure de l'écorce varie beaucoup selon les espèces et essences d'arbres. Ses tissus, morts à l'extérieur, composent le liège ; en dessous, le liber est une couche de cellules vivantes ; le liber comporte de nombreux vaisseaux par lesquels circule la sève de l'arbre, par capillarité.

• l'aubier : couche fibreuse plus ou moins épaisse de bois déjà ferme mais inachevé, dont la zone interne se transforme, chaque année, en un cerne de bois parfait ; sa couche externe est le cambium, qui génère les cellules d'aubier. L'aubier a une couleur souvent distincte de celle du bois ; il est plus tendre et, surtout, sujet aux attaques des champignons et des insectes xylophages : on doit donc l'éliminer des bois d'oeuvre.

• le duramen, ou bois parfait, ou coeur : composé de cernes concentriques de cellules soudées et compactes, plus ou moins nettement différenciés en couches de bois de printemps, plus tendre, et de bois d'été, à grain plus serré et souvent plus coloré. Les cellules du bois parfait sont des cellules mortes, imprégnées de matières qui assurent leur conservation et leur cohésion. Le duramen résulte d'une transformation progressive des couches d'aubier en bois dur, constituant le bois d'oeuvre.

• la moelle, au centre du coeur : matière spongieuse qui disparaît avec l'âge, laissant un canal tubulaire vide cerné de bois très dur, auquel le langage courant donne, de façon erronée, le nom de coeur.

FRboisENGwood, timber NA: lumber
FRbois de printempsENGspringwood, early wood
FRbois d'étéENGsummerwood, late wood

Propriétés physiques.

Un bois est caractérisé par plusieurs facteurs physiques :

• la dureté : c'est, en simplifiant, la résistance du bois à la pénétration des outils. L'expérience prouve que la dureté est d'autant plus élevée que les cernes annuels sont rapprochés et que la proportion de bois de printemps est faible ; la dureté des bois est à peu près proportionnelle au carré de leur densité.

• la densité, qui peut aller de 0,1 (balsa) à 1,3 (gaïac des Antilles). Les bois usuels en charpente et en menuiserie ont des densités comprises entre 0,4 (peuplier, sapin blanc du Nord) et 0,8 (chêne).

• le retrait, ou rétractibilité : c'est la perte de volume qui affecte le bois lorsque sa teneur en eau diminue (inversement, il y a gonflement lorsque le bois absorbe de l'humidité). Le coefficient de rétractibilité est "la variation relative de volume, ou de l'une des dimensions fondamentales d'une pièce de bois, pour chaque variation de 1 % de l'humidité" (définition AFNOR).

Un bois qui présente un coefficient de rétractibilité élevé (de 0,35 % à 0,55 %) est dit nerveux : son séchage crée des tensions internes qui le cintrent, le tordent, le gauchissent et tendent à le fendre, suivant des axes radiaux (perpendiculaires aux cernes). Au-delà de 0,55 %, le bois est dit très nerveux, et devient peu utilisable.

• le taux d'humidité : en milieu humide, le bois absorbe de l'eau ; inversement, il perd de l'eau en atmosphère sèche. Le coefficient d'humidité est la quantité d'eau que renferme un bois par rapport à la masse du même bois après dessiccation totale.

Un bois du commerce est : mi-sec, si son taux est compris entre 22 % et l'humidité ambiante de saturation ; sec, entre 17 et 22 % ; sec à l'air, entre 13 et 17 % ; desséché, si le taux est inférieur à 13 %.

• d'autres caractéristiques sont parfois prises en compte, telles que la fissilité (aptitude à se détacher en feuillets), la dilatabilité (gonflement à la chaleur, en général très faible en regard du gonflement à l'humidité).

Propriétés mécaniques.

Elles diffèrent d'une part en fonction de l'essence de bois considérée, sa densité et son module d'élasticité propre et, surtout, selon le sens dans lequel les forces s'exercent par rapport au fil du bois (direction des fibres). Les résistances maximales aux principales contraintes, dont nous donnons ici un ordre de grandeur exprimé en bars, pour les résineux et le chêne, sont :

  • la flexion statique : 85 à 150,
  • la compression longitudinale : 80 à 140,
  • la compression transversale : 15 à 50,
  • la traction longitudinale : 25 à 160,
  • la traction transversale : 0 à 15,
  • le cisaillement longitudinal : 10 à 20.

Débits des bois.

C'est la coupe longitudinale des billes de bois en éléments d'épaisseur ou de sections qui les rendent manipulables et utilisables soit tels quels, soit pour des transformations par usinage.

On distingue :

  • le débit premier, consistant à scier les billes en plateaux, soit sur plots, soit sur dosses (ou sur cercles annuels), soit, pour des bois de qualité, sur quartier, sur faux-quartier ou sur maille ;
  • et le débit second, qui consiste à refendre les plateaux et débits premiers en pièces de sections rectangulaires admises par l'usage, les avivés, ou délignés, ou alignés parallèles.

Les sections usuelles (en mm) des débits seconds des bois indigènes et tropicaux, avant corroyage, sont les suivantes (les bois du Nord ont des mesures distinctes, dérivées de mesures anglaises) :

  • madriers : 105 x 225 ; 75 x 225 ; 75 x 205.
  • bastaings : 65 x 185 ; 65 x 165 ; 55 x 155.
  • chevrons : 75 x 105, x 75, x 65 ou x 55 ; 65 x 55 en chêne : 90 x 90 ; 65 x 65 ; 55 x 55.
  • demi-chevrons : 35 x 75 ; 35 x 55.
  • planches d'échafaudage : 40 x 225 ou 40 x 205.
  • planches lorraines : 35 x 305 ; 26 x 305.
  • lambourdes (chêne) : 35 x 75 ; 26 x 75.
  • planchettes, feuillets : 26 x 225 ; 18 x 225 ; 15 x 225 ; 22 x 222.
  • frises : 22 x 155 ; 18 x 155 ; 15 x 155 ; 26 x 105.
  • voliges : 26 x 105 ; 18 x 105 ; 12 x 105.
  • demi-voliges : 18 x 50 ; 15 x 50.
  • lattes : 14 x 70 ; 14 x 40 ; 12 x 50 ; 12 x 30.
  • tasseaux : 30 x 30 ; 26 x 26.

D'autres sections particulières sont destinées aux travaux de couverture : chanlattes, chevrons chanlattés (triangulaires), tasseaux de joints (trapézoïdaux).

Les débits lamellaires servent aux contreplaqués, bois de placage, etc.

Séchage des bois.

Après leur débit, les bois doivent subir un séchage qui amène leur taux d'humidité au niveau voulu (V. plus haut) pour qu'ils soient commercialisables et utilisables.

Le séchage est :

• soit naturel, par exposition à l'air libre des bois empilés de telle sorte que l'air puisse circuler entre les pièces ou plateaux. Ce séchage a l'inconvénient d'être très long (de l'ordre de six mois à un an par cm d'épaisseur, selon les bois).

• soit artificiel, pour accélérer le processus ; les principaux procédés sont :

  • l'étuvage en vastes caissons à circuit de vapeur basse pression, durant 3 à 8 jours ;
  • la ventilation par la circulation d'air chaud, dans un local fermé spécial, ou séchoir ; une variante est le séchage à l'ozone, dans lequel les courants d'air sont chargés d'ozone, qui a pour effet de détruire les micro-organismes.

Défauts et altérations des bois.

• Défauts, accidents et vices de croissance :

• Défauts de structure et d'aspect :

  • coeur excentré, excroissances (loupes, broussins), contrefils, rebours ou fil tors, fibres ondulées, etc.;
  • présence de noeuds sains, vivants (dits adhérents), dont le seul inconvénient est d'ordre esthétique ; ou au contraire noeuds morts ou vicieux, à éliminer et à reboucher (bouchonnage) ;
  • coloration anormale : bleuissement des pins, coeur foncé du sapin, coeur rouge du hêtre, etc.

• Défauts dus à un séchage trop rapide ou inégal : ce sont les collapses, gerces et fentes ; ainsi que les gauchissements et vrillages.

• Destruction par des micro-organismes cryptogamiques : ce sont les échauffures, les pourritures et la mérule.

• Attaque par des insectes ou par leurs larves xylophages.

Protection et préservation des bois.

Ensemble des traitements et techniques mis en oeuvre pour préserver les bois des dégradations par l'humidité, par les champignons et par les insectes xylophages ; elle consiste soit en injections, soit en applications superficielles de produits fluides fongicides et/ou insecticides.

Contre les xylophages.

Les principales méthodes sur les bois neufs (traitements préventifs) :

  • Traitement par saturation en autoclave (injection à refus - procédé Bethell),
  • Immersion brève dans le produit.

Les principales méthodes sur les bois en oeuvre (traitements curatifs), après un bûchage des parties attaquées :

  • Injection sous pression ou par remplissages répétés dans des puits d'injection pratiqués dans les pièces de forte section des charpentes (trous d'environ 12 mm, répartis à raison de 3 par mètre), ainsi que dans les pièces moins fortes (chevrons) déjà attaqués.
  • Badigeonnage et/ou pulvérisation du produit. Dans le cas particulier des termites, il faut en outre éliminer toute source d'humidité du bois, et traiter non seulement les pièces de bois (charpentes, poutres et solives de planchers), mais aussi les sols (toute leur périphérie), les sous-sols (caves, vides sanitaires) et les murs (fondations et murs porteurs).

Important : la loi 99-471 du 8 juin 1999 vise à protéger les acquéreurs et propriétaires d'immeubles contre les dégâts des termites et autres insectes xylophages.

Obligation est faite de déclarer en mairie, sous peine d'amende, toute présence de termites, et de faire procéder sous 6 mois au traitement adéquat par une entreprise spécialisée.

Contre les champignons lignivores (traitements fongicides) :

Forage de trous dans lesquels on dispose des bâtonnets boraciques (de borax), qui se dissolvent dans le bois humide.

La protection des bois et les produits de traitement font l'objet de normes, dont :

  • NF B 50-100 -101 et -102 (HOM, sept. 1986) : Bois et ouvrages en bois - Préservation - Traitement préventif ;
  • NF T 72-050 à 72-086 : Produits de préservation du bois ;
  • NF x 40-002, HOM déc. 1983 : Préservation du bois - Vocabulaire ;
  • NF x 40-100 à NF x 40-102 : Évaluation, identification et étiquetage des produits ;
  • NF x 40-500 : Préservation des bois dans la construction ;
  • NF x 40-501 (FD nov. 2005) : Protection Les termites - Protection des constructions contre l'infestation par les termites ;
  • NF x 41-522 à 41-580 : Produits de préservation du bois (essais d'efficacité).

Essences, espèces, classement des bois.

Une essence désigne une famille d'espèces d'arbres, et leurs bois, qui ont des caractères analogues. Les principales essences sont les feuillus, subdivisés en feuillus à feuillage caduc (qui se renouvelle tous les ans), et à feuillage persistant ; et les résineux. Les espèces et essences de bois se comptent par centaines ; les plus utilisées en charpente et en menuiserie sont décrites succinctement à leur nom.

Voir aussi les tableaux :

  • Principaux bois européens (caractéristiques et emplois) : PDF (62ko)
  • Principaux bois d'importation (caractéristiques et emplois) : PDF (68ko)

et les planches couleur :

Selon leur provenance, les bois sont dits :

  • bois indigènes, ou bois de pays ;
  • bois du Nord : ce sont les bois d'importation dont l'origine est au-dessus du 57e parallèle de latitude Nord (surtout pays scandinaves et Russie du Nord).
  • bois tropicaux, ou bois exotiques, dont l'origine est située entre les tropiques (autrefois, on distinguait les bois coloniaux, originaires des anciennes colonies françaises, et les bois exotiques, d'autres provenances).

Classement qualitatif : les bois d'oeuvre font l'objet d'un classement en trois catégories :

1- bois sains, de haute résistance, à noeuds vifs de moins de 30 mm ; la pente du fil n'excède pas 7 % ;

2- bois sains de densité courante (selon l'espèce) ; noeuds jusqu'à 40 mm ; pente du fil inférieure à 12 % ;

3- bois de qualité courante ; la pente du fil peut atteindre 18 %.

Voir aussi les normes de classement :

  • NF B 53-501 à 53-503 (Sciages avivés de bois indigènes, classements d'aspect) ;
  • NF B 53-510 (Bois de menuiserie : nature et qualités).
  • NF EN 335 : Durabilité des bois et des matériaux dérivés du bois ; classes de risque d'attaque biologique : 1- Généralités (1992) ; 2- Application au bois massif (1995); 3- Application aux panneaux à base de bois (1995).

Voir aussi :

bois • bois (petit ~) • bois amélioré • bois bakélisé • bois blanc • bois carré • bois corroyé • bois d'échantillon • bois d'équarrissage • bois d'étaiement • bois d'oeuvre • bois de bout • bois de brin • bois de fente • bois de fer • bois de fil • bois de travers • bois déligné • bois densifié • bois déroulé • bois du nord • bois dur • bois exotique • bois fin • bois flache • bois gauche • bois gris • bois grume • bois irradié • bois lamellé • bois lamellisé ou PSL • bois lamifié ou LVL • bois moulé • bois parfait • bois pelard • bois raide • bois reconstitué • bois refait • bois résineux • bois rétifié • bois surmassif • bois tranché • bois-corail

toiture-terrasse

n.f. (pl. : des toitures-terrasses)

Dernier plancher d'un bâtiment que l'on rend imperméable pour qu'il en devienne le toit.

On classe les toitures-terrasses en fonction de trois critères :

a/ leur destination, c'est-à-dire leur fonction et leur accessibilité, qui conditionnent le choix du système constructif.

Les toitures-terrasses sont ainsi dites :

• soit inaccessibles (sauf pour entretien et réparations exceptionnelles) ;

• soit techniques ou à zones techniques : toitures-terrasses à circulation piétonnière fréquente pour l'entretien d'éléments en émergence tels que machineries d'ascenseur ; leur étanchéité ne doit pas être autoprotégée par une feuille métallique ;

• soit accessibles aux piétons, sans limitation particulière ;

• soit accessibles aux véhicules légers et lourds ;

• soit terrasses et toitures-terrasses végétalisées (TTV) : toitures-terrasses recouvertes de terre végétale et de plantations (voir plus loin) ;

• soit jardins.

FRtoiture à zone techniqueENGequipment roof, equipment zone
FRtoiture-terrasse circulableENGdrivable roof-terrace, vehicle roof-terrace
FRtoiture-terrasse accessible (aux piétons)ENGaccessible roof, pedestrian trafficable roof, terrace roof
FRtoiture-terrasse inaccessibleENGinaccessible roof
FRtoiture-terrasseENGlow sloped roof

b/ leur pente : on considère toujours la pente du support d'étanchéité. Quand l'élément porteur est en maçonnerie, la pente est donnée par une forme de pente rapportée (couche de béton ou de mortier maigre).

On distingue les toitures-terrasses :

  • à pente nulle : pente inférieure à 1 %,
  • plates : pente de 1 à 5 %, limites incluses,
  • inclinées : pente supérieure à 5 %.

FRtoiture-terrasse à pente nulleENGflat roof
FRtoiture inclinéeENGpitched roof
FRtoiture-terrasse plateENGshallow roof

c/ la région climatique : les toitures soumises aux climats de montagne, à une altitude supérieure à 900 m, font l'objet de mesures spéciales pour tenir compte des surcharges dues à la forte épaisseur de neige qu'elles doivent supporter sur de longues périodes.

Étanchéité des toitures-terrasses.

Une toiture-terrasse et son étanchéité se composent de :

1/ un élément porteur, rigide, résistant et stable ; il peut être :

• Soit en maçonnerie : planchers à dalle pleine, à prédalle, à dalle alvéolée, à poutrelles et entrevous, ou constitué d'éléments préfabriqués en béton armé ou précontraint, jointifs et solidarisés par des armatures noyées dans le béton de liaison ou par des clefs continues en béton (voir Planchers en béton) ;

• Soit en béton cellulaire, sous forme de dalles armées à rainure et languette, solidarisées entre elles par des joints coulés in situ ;

• Soit en bois massif ou panneaux agglomérés (CTB-H) et contreplaqués (CTB-X) : la mise en oeuvre, effectuée par l’entreprise d’étanchéité, consiste à réaliser un platelage sur une ossature de pannes ou de fourrures en bois ou métalliques. Parmi les techniques, la pose dite au double carré consiste à faire reposer les panneaux sur un appui continu sur les quatre côtés et sur au moins un appui intermédiaire formant ainsi un double carré ;

• Soit en tôles d’acier nervurées, pleines ou perforées (ou crevées) : mises en oeuvre par l’entreprise d’étanchéité sur une ossature en acier, en bois ou en béton armé ou précontraint. Les tôles ne peuvent supporter directement le revêtement d’étanchéité et doivent donc impérativement être recouvertes de panneaux isolants. Certains types de tôle sont dits « à grandes portées ». La sous-face des tôles est habillée par un revêtement choisi en fonction de l’ambiance voulue à l’intérieur du local.

NB. Les trois derniers systèmes constructifs sont limités à des terrasses inaccessibles, des zones techniques et des terrasses végétalisées, avec une hygrométrie faible ou moyenne.

2/ un support d’étanchéité, qui reçoit directement le revêtement d’étanchéité. Ce peut être l’élément porteur lui-même (sauf s’il est en tôles d’acier nervurées), mais le plus souvent, ce sont des panneaux isolants rigides et peu compressibles qui assurent l'isolation thermique de la paroi.

Les panneaux sont posés sur un écran pare-vapeur (feuille bitumineuse élastomére SBS ou plastomère APP, ou feuille en polyéthylène) qui empêche la migration ascendante de la vapeur d’eau des locaux inférieurs vers l’isolant. NB. L’écran n’est cependant pas nécessaire si l’isolant est en verre cellulaire ou s’il est posé sur des tôles d’acier nervurée pleines.

La mise en oeuvre du pare-vapeur se fait généralement de la manière suivante :

  • imprégnation de la maçonnerie par un enduit d’imprégnation à froid (EIF) ;
  • collage de l’écran en plein au bitume chaud (EAC : enduit d'application à chaud), exempt de bitume oxydé ;
  • collage contre l'acrotère de feuilles en forme d'équerre.

En cas de très forte hygrométrie, ou si l’élément porteur est en béton cellulaire, on intercale entre l’élément support et le pare-vapeur un écran perforé à sous-face ardoisée posé à sec. Voir aussi Couche de diffusion.

L’écran pare-vapeur peut ne pas être collé au bitume chaud (EAC) :

  • sur les locaux à forte hygrométrie ou à planchers chauffants n’assurant qu’une partie du chauffage, ou sur les locaux en climat de montagne ;
  • si l’élément porteur est en béton cellulaire ou en bois ;
  • si c’est une protection lourde qui recouvre le revêtement d’étanchéité.

Pour les éléments porteurs en tôles d’acier nervurées perforées ou crevées, on déroule directement sur le platelage un écran composé d’un voile de verre recouvert d’une feuille d’aluminium. Si l’hygrométrie est très forte, on rapporte par dessus un autre écran SBS collé au bitume chaud (EAC).

Les principaux panneaux isolants sont en polystyrène expansé (PSE) ou extrudé (XPS), en mousse rigide de polyuréthane (PUR) avec parement en voile de verre bitumé ou composite, en polyisocyanurate (PIR) avec parement simple ou composite, en laine minérale (MW), en verre cellulaire (CG), ou en perlite expansée fibrée (EPB).

NB. Le polyuréthane ne peut être utilisé si l’élément porteur est en tôle d’acier nervurée ; le polyisocyanurate non plus si la tôle est perforée ou crevée.

Le choix de l’isolant se fait en fonction :

  • de la destination de la toiture-terrasse ; par exemple, seuls le verre cellulaire et la perlite fibrée sont utilisables pour les toitures-terrasses accessibles aux véhicules. La laine minérale de classe B ne peut être utilisée que pour les terrasses inaccessibles ;
  • et de sa classe de compressibilité : B (toitures-terrasses inaccessibles), C (terrasses ou zones techniques, terrasses accessibles au piétons - sauf laine minérale - toitures-terrasses végétalisées et jardins), D (toitures-terrasses accessibles aux véhicules).

La mise en oeuvre des panneaux isolants se fait :

  • soit par collage au bitume à chaud (EAC) exempt de bitume oxydé ;
  • soit mécaniquement (sauf en cas de très forte hygrométrie ou si l’élément support ne le permet pas, par exemple plancher comportant des distributions électriques noyées) ;
  • soit, si la pente est inférieure à 5% et sous protection lourde rapportée, collé à froid à la colle bitumineuse ou à la colle PU par plots ou bandes ;
  • soit librement, pour des surfaces limitées avec une très faible exposition au vent et sous protection lourde rapportée ;
  • soit par toute autre technique validée par le Document Technique d’Application de l’isolant.

3/ le revêtement d’étanchéité.

On distingue deux types principaux de produits :

a/ Les feuilles à base de bitume modifié :

Elles sont composées :

  • d’un liant : bitume élastomère ou élastomérique SBS, ou bitume plastomère APP ;
  • d’une armature : voile, tissu ou grille de verre ; non tissé, tissu ou grille de polyester ; ou composite verre/polyester ;
  • d’une finition de surface : autoprotection minérale ou métallique (anti-UV, tenue au feu, anti-corrosion…) ; film thermofusible (anti-adhérence des spires du rouleau) ; grésage (pour la mise en oeuvre et anti-adhérence) ;
  • et d’une finition de sous-face : film thermofusible et grésage.

Les rouleaux sont larges de 1 m (parfois 2) et longs de 7,50 à 15 m. L’épaisseur des feuilles varie de 2,5 mm pour un revêtement bicouche à 4 mm pour un revêtement monocouche. Celle des feuilles servant aux relevés d’étanchéité est de 3,5 mm.

b/ Les membranes synthétiques thermoplastiques (PVC-P ou FPO) ou vulcanisées (EPDM) constituées d’un liant (à base de plastifiant ou de caoutchouc de synthèse) et d’une armature (mêmes types que les armatures des feuilles à base de bitume).

Les feuilles bitumineuses sont assemblées par thermosoudure au chalumeau au fur et à mesure qu’elles sont déroulées. Pour les membranes synthétiques thermoplastiques ou vulcanisées, la thermosoudure se fait à l’air chaud, par fusion superficielle de matériau, avec marouflage à l’aide d’une roulette.

Le classement FIT permet de choisir un revêtement d’étanchéité selon des coefficients de résistance croissante affectés aux lettres :

  • F (fatigue : endurance aux mouvements des supports) : de F1 à F5
  • I (résistance à l’Indentation et aux poinçonnements statique (sous-classe L) et dynamique (sous-classe D) : de I1 à I5
  • T (tenue à la température : risque de glissement du revêtement) : de T1 à T3.

La mise en oeuvre des revêtements d’étanchéité peut se faire :

en indépendance, pour les terrasses inaccessibles avec protection lourde meuble, les terrasses accessibles aux piétons et aux véhicules et les terrasses jardins. On interpose un écran en voile de verre déroulé à sec entre l’isolant et le revêtement d’étanchéité, avec des recouvrements d’au moins 10 cm.

NB. Certains revêtements d’étanchéité bitumineux comportent en sous-face un film thermoplastique, exemptant alors de la pose d’un écran en voile de verre.

Dans un bicouche bitumineux, la première couche est déroulée à sec sur l’écran d’indépendance avec des joints de recouvrement d’au moins 6 cm, soudés au chalumeau. La seconde couche est soudée en plein à la première avec des joints décalés. Dans un monocouche bitumineux, les joints de recouvrement sont d’au moins 10 cm soudés, au chalumeau.

Pour les membranes synthétiques, on utilise des écrans de séparation mécanique ou de séparation chimique en fonction des supports d’étanchéité, avec un recouvrement d’au moins 10 cm. Les membranes sont ensuite déroulées à sec avec des recouvrements thermosoudés ou liaisonnée à froid avec des bandes auto-adhésives.

en semi-indépendance, uniquement pour les revêtements bitumineux, par plots de colle bitumineuse à chaud (EAC), par plots ou cordons de colle à froid, par écran perforé soudable ou feuille adhésive à froid. NB. La pente de la terrasse doit être inférieure à 20%.

La pose en semi-indépendance peut également se faire par fixations mécaniques (vis et plaquettes). Si les lignes de fixation mécanique sont positionnées en bordure des lés, les joints de recouvrement sont soudés en plein par dessus les vis et plaquettes ; si elles sont en pleine feuille, on utilise des bandes de pontage thermosoudées pour masquer les fixations.

NB. La fixation mécanique ne peut se faire sur une forme de pente en béton, un voile précontraint ou un voile mince préfabriqué, des corps creux (même avec chape de répartition), un plancher à chauffage intégré ou comportant des distributions électriques. Cette technique est également exclue en cas de très forte hygrométrie.

en adhérence, sur des panneaux isolants dits « soudables » ou sur un ancien revêtement d’étanchéité autoprotégé par feuille d’aluminium. Les revêtements peuvent ainsi y être directement soudés en plein, ou encollés à froid dans le cas des membranes synthétiques.

Citons également :

• Les revêtements en asphalte coulé à chaud, en deux couches, la première pure et la seconde sablée (NB- les revêtements pour parkings et pour rampes d'accès sont plus épais et armés).

• Les systèmes d'étanchéité liquide (SEL), constitués de matériaux à base de résines polymères (polyester, polyéthylène chlorosulfoné, polyuréthane, bitumes au néoprène) mis en oeuvre en couches successives, soit par projection, soit par application au rouleau ou à la raclette.

4/ une protection, destinée à réduire ou à amortir les effets du soleil et les effets mécaniques de la pluie battante, de la grêle et du passage piétonnier. On distingue :

• l'autoprotection, intégrée à un matériau d'étanchéité manufacturé, soit sous forme de granulats sertis à refus sur la couche de surface (autoprotection minérale), soit sous forme d'une feuille métallique solidarisée par collage sur les bitumes armés (autoprotection métallique en aluminium ou en cuivre recuit, épaisseur 1/10emm).

• les protections rapportées, dites protections lourdes :

  • soit meubles, pour terrasses non accessibles : lit de granulats (gravillons, mignonnette) épandu au-dessus de l'étanchéité (4 cm ou plus de gravillons, ou 2 cm de sable + 4 cm de gravillons) ;
  • soit dures, pour terrasses accessibles, sous forme d'une dalle mince de béton armé, éventuellement sur un isolant thermique, soit de carreaux en ciment ou céramique posés à bain de mortier, ou d'un dallage amovible sur plots.
  • soit asphalte : chape coulée et gravillonnée.

Les ouvrages particuliers : les émergences, pénétrations et reliefs (acrotères, costières), les souches de conduits (de ventilation, de fumées), les seuils, les joints de gros oeuvre, les entrées d'eau d'évacuation (moignons, crapaudines, garde-grève, trop-pleins) font l'objet de travaux particuliers de jonction avec la surface courante d'étanchéité : relevés, habillages en plomb, pontages, etc.

La grande diversité de cas ne permet pas d'en faire ici la description détaillée.

FRautoprotectionENGself-finished cap sheet (aluminium foil, or mineral surfacing)

La toiture inversée désigne une technique de couverture des toitures-terrasses consistant à placer l'isolant thermique (panneaux de mousse rigide imputrescibles) au-dessus de l'étanchéité, contrairement à la disposition habituelle.

L'avantage est la création d'une "toiture chaude", dans laquelle l'étanchéité sert aussi de pare-vapeur. Inversement, l'isolant protège l'étanchéité contre la chaleur solaire.

L'isolant est maintenu en place par une protection lourde ou une dalle de ciment armée.

FRtoiture inverséeENGinverted roof NA: i.r.m. assembly

Une toiture-terrasse végétalisée, aussi dite toiture verte, désigne toute terrasse recevant une couche de terre végétale et des plantations de végétaux ; son étanchéité comporte souvent une feuille antiracines.

On distingue les toitures végétalisées :

  • extensives (de 30 à 100 kg/m2), avec un substrat peu épais, qui ne nécessitent pas de couche drainante et que peu d'entretien ;
  • semi-intensives (de 100 à 400 kg/m2), capables de recevoir des plantes vivaces et graminées ou des arbustes de faible hauteur ;
  • intensives (plus de 400 kg/m2), ou toitures-jardins, destinées à être fréquentées et qui nécessitent un substrat épais pour gazons, arbres, etc.

Pour ces dernières, se reporter au DTU 43.

FRtoiture végétaliséeENGextensive or semi-intensive green roof
FRtoiture-jardinENGgarden roof-terrace, intensive green roof

Pour tous détails sur l'étanchéité des toitures-terrasses, consulter :

  • le DTU 43.1 : Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de plaine (HOM, sept et nov. 2004, amendement en 2007).
  • le NF DTU 43.11 : Étanchéité des toitures-terrasses et toitures inclinées avec éléments porteurs en maçonnerie en climat de montage (2014).
  • le NF DTU 43.3 : Mise en oeuvre des toitures en tôles d'acier nervurées avec revêtement d'étanchéité (HOM, avril 2008).
  • le NF DTU 43.4 : Toitures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois avec revêtement d'étanchéité (HOM, oct. 2008).

Voir aussi au mot Étanchéité.

mur

n.m.

Paroi d'allure verticale, plutôt épaisse (par opposition à la cloison).

Dans un bâtiment, les murs désignent, le plus souvent, des parois porteuses : on distingue les murs de fondations, les murs de soubassement, les murs de façade (murs de face et murs pignons, aussi nommés murs portants ou gros murs) et les murs de refend intérieur. À l'exception de ces derniers, toutes les parois verticales de distribution des locaux intérieurs d'un logement sont des cloisons (V. ce mot).

Hors des bâtiments, on trouve les murs de clôture, les murs de soutènement, ainsi que des murs d'appui et des murets.

Classification des murs extérieurs selon leur étanchéité à la pluie (NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs). Le DTU distingue quatre classes de murs :

  • les murs de type I, sans ouvrage d'étanchéité extérieure (sauf éventuellement un enduit ou un revêtement adhérent), ni coupure de capillarité dans leur épaisseur ;
  • les murs de type II, sans ouvrage d'étanchéité extérieure (si ce n'est éventuellement un enduit ou un revêtement adhérent), mais avec coupure de capillarité continue dans leur épaisseur, par un isolant non hydrophile ou une lame d'air ;
  • les murs de type III, sans ouvrage d'étanchéité extérieure, mais avec une paroi de doublage intérieur séparée du mur extérieur par une lame d'air, à la base de laquelle est ménagé un dispositif de collecte et d'évacuation des eaux d'infiltration éventuelles ;
  • les murs de type IV, qui comportent un ouvrage extérieur d'étanchéité à la pluie, composé soit d'un bardage ventilé par une lame d'air continue, soit d'un enduit adhérent assurant à lui seul l'étanchéité même en cas de fissuration du support (solution non traditionnelle relevant généralement de l'Avis Technique).

Pour les murs en panneaux préfabriqués, V. le DTU 22.1 : Murs extérieurs en panneaux préfabriqués de grandes dimensions du type plaque pleine ou nervurée en béton ordinaire (HOM, mai 1993). Voir aussi Mur-rideau.

Selon les désordres qui affectent un mur, on parlera de :

  • mur bouclé : mur qui s'arrondit légèrement sous l'action d'une poussée latérale ou d'une charge excentrée.
  • mur fissuré ou lézardé : mur fendu dans son épaisseur par suite d'un tassement, d'un affaissement inégal du sol, etc.
  • mur forjeté ou déversé : mur qui, ayant pris une certaine inclinaison, n'a plus son aplomb d'origine (V. aussi les mots Fruit et Contrefruit).
  • mur soufflé : mur qui bouffe, c'est-à-dire dont l'enduit se désolidarise de la maçonnerie en larges cloques.

FRmurENGwall

Thème(s) associé(s) :

escalier

n.m.

Ouvrage de circulation verticale composé d'une série de marches ou degrés de même hauteur permettant de monter ou de descendre d'un niveau de plancher à un autre.

Au Moyen-Âge, l'escalier était surtout à vis, ou colimaçon, ou à volées droites encloisonnées. Au 16e siècle, il devient un élément d'ornement et s'allège en volées suspendues, sans noyau central porteur.

Un escalier est caractérisé par :

1- sa conception générale : escalier droit (encloisonné, sur échiffre, mécanique, escamotable, etc.), à quartier tournant, à vis, suspendu, adossé...

2- sa composition : en bois, en béton coulé en place ou préfabriqué, en métal, en pierre, en marbre, ou même en verre.

3- ses marches : elles sont soit carrées (volées droites), soit dansantes ou balancées (escaliers à quartiers tournants), soit rayonnantes (escalier à vis) et sont le plus souvent limitées par des contremarches verticales (sinon l'escalier est dit à claire-voie).

Chaque marche est définie par sa hauteur, son giron, et son emmarchement.

Une suite de marches d'un palier à un autre est une volée (parfois appelée rampe). On considère généralement qu'une volée ne doit pas comporter plus de 22 marches.

NB - Sur les plans, les marches de chaque étage d'escalier sont numérotées depuis le bas, la première étant le départ, la dernière étant la marche palière.

4- ses dimensions caractéristiques :

  • la hauteur d'étage à franchir, ou hauteur de sol à sol, aussi dite montée.
  • le développé : longueur du parcours horizontal, suivant la ligne de foulée qui constitue l'axe théorique de circulation, pris soit au milieu des volées, soit, si l'escalier est large, à 50 cm de la rampe, du côté du noyau ou du jour central.
  • l'étendue ou le reculement : longueur totale de la projection horizontale d'une volée ou d'un escalier droit.
  • la pente moyenne : rapport hauteur/développé comprenant les paliers intermédiaires ou repos.
  • l'inclinaison des volées : la pente est en principe de : 18 à 25° pour un escalier extérieur, 25 à 40° pour un escalier intérieur, 40 à 45° pour un escalier de cave, 45 à 70° pour une échelle de meunier. L'inclinaison doit être constante au niveau de la ligne de foulée, à l'exception de la marche de départ, dont le giron peut être augmenté de 3 à 5 cm.
  • la hauteur de marche et le giron : l'expérience prouve qu'un escalier est agréable si les valeurs de hauteur de marche (h) et de giron (g) correspondent à cette formule :

    0,60 m ≤ 2 h + g ≤ 0,64 m (relation de Blondel),

    ou de façon moins restrictive :

    2 h + g compris entre 0,60 et 0,66 m (formule de Rondelet).

Normes et règles de construction :

  • NF P 01-011 (HOM, mai 1945) : Escaliers droits en maçonnerie ;
  • NF P 87-301 (HOM, juil. 1976) : Escaliers : marches et contremarches en béton de ciment pour volées droites.
  • NF DTU 36.3 : Escaliers en bois et garde-corps associés (HOM, 2014).

Depuis le 20.08.2001, une norme traite des escaliers de bâtiments industriels : NF EN ISO 14122 (partie 1).

NB- Dans les ERP neufs, certaines cotes minimales sont imposées (arrêté du 25.01.1979, J.O du 27.03.1979) :

  • largeur minimale du giron : 0,28 m, et hauteur maximale des marches 0,16 m ;
  • main courante préhensible de part et d'autre (escaliers de plus de 3 marches).

En l'absence d'ascenseur ou de rampe, la largeur minimale des escaliers doit être de :

  • 1,20 m s'ils n'ont aucun mur latéral,
  • 1,30 m s'ils ont un mur d'un seul côté,
  • 1,40 m s'ils sont pris entre deux murs.

Dans les habitations collectives sans ascenseur (arrêté du 24.12.80, art. 2-8°, J.O. du 31.12.1980), l'accès aux étages doit se faire par un escalier conforme aux prescriptions suivantes : largeur minimale 1,20 m, hauteur des marches 0,17 m maximum, et giron des marches 0,28 m minimum.

V. aussi Accessibilité, Cage, Échappée, Échelle de meunier, Échiffre, Foulée, Garde-corps, Jour, Limon, Main courante, Marche, Noyau, Paillasse, Palier, Rampe, Repos, Volée, Voûte sarrasine.

FRescalierENGstairs, staircase
FRescalier droitENGstraight flight stairs